Violinne

À travers la forêt


J'allais à travers la forêt
l'âme vide et lourde paraitre
et dans chaque feuille sur ma vois retrouvée
je reliais tes lettres

ces belles paroles beaucoup aimées
qui ont fait vibrer mon coeur à surprendre...
Je mordais mon âme pour ne pas pleurer
mais je parais mordre la cendre...

Mon âme était un crumble des statues
tombées, petit à petit, par un démon
en démolissant en moi l'éternité vêtue
en bougies allumées, au temple de personne...

Comme j'avais commencé ce conte
les yeux rêveurs de vagabonde
et les pensées portées loin par le vent
vers tous les coins du monde!

J'étais heureuse, chaque mot, chaque fois
chacune de tes pensées
où je me trouvais chez moi
et confiante j'étais...

Alors,
d'où il est apparu
ce froid de la mort
et tout ce désert, assez cru?

C'est comme si toute la forêt s'est tue,
les oiseaux dans tous les arbres
sont restés comme des statues,
et les fleurs fondent dans les marbres

et dans toute lointaine qui m'entame
je ne trouve plus une seule vérité
l'une seule, à l'inculquer à mon âme
l'une, au lieu de toutes les vérités d'hier...

Je me suis assise sur l'herbe, épuisée,
mon corps était lourd comme un cimetière
j'avais envie de pleurer
chaque feuille me rappelait une lettre d'hier

lettres que je voulais effacer
avec mes larmes, car elles étaient
mes chers souvenirs trop douloureux
quand mes pensées dansaient souvent
d'un coeur bienheureux,
emportés par le vent
aux quatre coins du monde,
et j'aimais chaque pourquoi
et chacune de tes pensées fécondes
auxquelles je me sentais chez moi...

Alors, au lieu de pleurer,
Parmi les fleurs
j'ai sourié,
Mais mon sourire me blesse, tout comme un pleur...

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