Violinne

Après...


J'écoute le silence dans lequel se sont effondrées
les saisons dispersées comme un blanc éventail
de pluies d'étoiles tombées
qui baissent les fronts vers la terre retaille.

Devant moi, une ombre, un jeu.
C’est moi, je me dépêche de m’en aller,
car l'ombre me tuerait pour devenir Dieu,
ainsi Dostoïevski parlait.

Guarda e passa, cryptique…
on n'est libre que lorsqu'on s'en fiche,
un faux mauvais, qui prétend être maléfique,
juste parce qu'il est malheureux, pauvre qui triche...

Puis vient l'effondrement de l'aube et des illusions
(après Aristote, il n'y a rien)
et le silence prend la forme d'un labyrinthe où errent des pigeons
avec des cœurs ravagés par des nuits sans fin.

Le vent s'effondre par des peupliers jaunes d’allumage,
comme le soleil brisé par les nuages.

Après, sur la vieille terre sèche,
c'est moi qui m'effondre en vacarme,
la plus profonde fontaine de prêche,
et dans l'eau claire comme une larme,

en chantant le rêve d'une nuit plus blanche que la neige, j'aperçois
un visage qui me regarde embarrassé
et je me dis: c’est bien moi,
voici l'homme que je suivais...

Après...

footer

Copyright © 2018 Violinne · All rights reserved. Cookies help us deliver our services. By using our services, you agree to our use of cookies.