Violinne

Comme un dragon


Comme un dragon aux multiples pieds,
Nous marchons vite par les ornières de boue,
Sur nos épaules, le ciel qui ne peut plus monter,
Nous sommes comme un dragon qui, sa tête, a perdue.

De la terre trempée jaillit un sang de misère,
Dans lequel les étoiles brillent tout indifférentes,
Les arbres deviennent, de plus en plus, nos frères,
En se jetant dans la même fosse par la même pente.

Je serre sur ma poitrine mon arme, comme un amant,
C’est tout ce qu’il me reste et dans ce chaos nu,
Je vois mon âme, blanche et sereine, s'élèvant...
Quelle joie car je viens juste de penser que je n'existe plus.


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