Violinne

Dostoïevski, toujours vivant


Un mélange d'enthousiasme et de naïveté, version féminine du mystérieux idiot dostoïevskien, une sculpture en clair-obscur en plan fecebookien, où le réalisme et l'idéalisme sont étroitement liés si parfaitement qu'on peut embrouiller les situations, où les vies des gens ordinaires sont entrelacés avec les soi-disant élites, en s’empruntant leurs forces et leurs faiblesses...

Homologue de Don Quichotte, solitaire comme un pic, alors qu'un personnage connecté à d'autres comme un coin carré qui se rapporte aux autres coins, un être venant d'une autre planète, introduit dans « cette société fecebookienne» comme un contraste entre l'apparence et l'essence, abritant un refus catégorique de participer, même passivement, en abomination du monde, où les extrêmes touchent et obtiennent ce genre d'attraction dostoïevskienne - toujours inacceptable et incompréhensible pour les rigueurs de la logique formelle.

Prophète aveugle et en conscience du vanitas vanitatum, la métaphore de celui qui ne correspond pas au modèle social du temps en termes de la mentalité, du comportement et de l'expérience de vie, l’Idiot n'est pas aimé, et il est respecté uniquement par ceux de l'abîme avec lui…


D'autre part reste la foule, les gens ternes au miracle, avec des sens incomplètes et des valeurs corrompues, incapables de nuances et de révélations, qui parlent détendus de leur bassesse, pris dans un mécanisme frauduleux de la perception. Des gens incapables de réflexion, médiocres qui ne peuvent pas voir la vérité en face d'eux, pour lesquels le monde est blanc ou noir, qui qualifient tout ce qui sort de leur logique clôturée comme une honte.


En même temps, des personnages antithétiques, décrivant la différence entre la passion et l'amour, entre la liberté et la coercition de l'homme par le sentiment, car les gens ordinaires n'ont pas besoin de liberté, ils ont besoin des passions folles à se nier rapidement, à aimer ou à être adoré. Seules les personnes libres ont la possibilité d'aimer, parce que l'amour n'a rien à imposer, il implique la profonde reconnaissance de notre médiocrité, au pouvoir humain, et l'acceptation de la libre volonté, le risque d'être trompé, déçu, honteux.


Quelques méditations de l’Idiot:

"Ne pensez pas que juste la naïveté m'a fait parler si franchement... Oh non, pas ça! Peut-être que j'avais mes raisons"

«Je sais trop bien que parfois ils me trompent. Et ils savent que je sais."

"Avec vous, l'homme peut devenir encore pire que je suis"...


l’Idiot

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