Violinne

Elle était juste une plume de scribe


elle était juste une plume de scribe,
ses mots volaient dans une folle danse,
correcte parfaite, ce qu'on inhibe,
vivant une ironique romance...

une plume de scribe qui n'aimait pas les mots,
qui s'enfermait en rêve terrifiée,
car vers le minuit, de ses sanglots,
sortaient, pures, vraies et solides, les idées...

destin fermé dans la banalité,
après avoir brulé ses ailes songe-creux,
elle a vu, une nuit, le secret des secrets:
l'absolue vérité, la vérité pour deux...

tout comme une médiocre nostalgique,
elle accrochait, d'une vive volition,
la chaîne d'idées qui menait, synergique,
son chemin en milieu de son émotion,

et s'avança dans ce vif sentiment,
comme dans un ténébreux et lourd coffin,
car ce chemin menait, vraiment,
se rapprochant, en même temps, de la fin...

Peu importe la beauté d'une chanson, elle serait
tout après, couverte de silence, on témoigne,
alors, les pétales de toute fleur vont tomber
en son des pas dépêchés, qui s'éloignent,

mais le silence, plus lourd que la musique,
nous dit que tout ce qu'on ne vit pas au temps
sera perdu à jamais, et volcaniques,
dans la souffrance mourront tous les printemps...

c'est comme ça quand le moulin à vent est trop grand,
ou quand on n'a pas l'audace de lutter,
ses mers resteront de petites piscines, quand
il faut s'en aller, sa solitude scruter,

la vie est un jeu, tout espiègle,
on trouve même au soleil beaucoup de taches,
ce jeu, il faut avoir pourtant une règle,
même si l'on sait, la vérité c'est ce qu'on cache...

on ne peut pas lutter pour la tendresse,
quand entre eux, l'air est de plus en plus, trop rare,
et parmi les étoiles en belle richesse,
la nuit coule, infiniment, et les sépare...

on vit dans l'attente, comme un vieux soudard,
on lance tout le temps les dés sans le savoir,
on marche vers nulle part, on arrive toujours tard,
on attend un train qui passe toujours sur un autre trottoir...

elle était une plume de scribe qui avait perdu le nord,
entre la vie et la mort, fatiguée,
indifférente si va trouver jamais le bord,
quand l'herbe du silence va pousser...

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