Violinne

L’automne


L’automne a gagné. La saison de retour
En nous-même, par les pluies monotones,
Quand mon ame se défeuille en tapis de l’amour
Attendant tes pieds le toucher, lourde icône.

La blessure d'un printemps oublié reste encore
Sur une branche estompée au brouillard,
En rêvant aux beaux yeux qui regardent et adorent
Autre coeur qui batte dans son égard.

On entend quelque fois, sur les branches défoliées,
Portatif musical de l'automne,
Que le vent fait vibrer, une chanson retardée,
Ton souvenir sur mes glaces violons.

Parfois même je ressens dans mes mains les douces traces
De ton coeur qui frappait sur mon sang,
Et de son blanc fauteuil, de la Lune pleine de grace,
Tombe une larme qui se perd sur l'étang.

Le tapis des étoiles que j'ai tissé, un vieux monde,
Pour couvrir tes nuits comme un voile,
Tombe à terre et éclate dans la boue quelques secondes,
Et le monde s'effrite tout comme une toile...


L’automne
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