Violinne

L'oubli


Parmi les ruines des cendres du dernier port
Qui élèvent des temples noirs et gris,
J'appelle en séance la vie et la mort,
À signer cette sentence enterrée dans la nuit.

Je jette la blanche ancre de Gahmuret, déchirant les cieux morts,
Qui ferment, avec leurs mille serrures de feu, les jours,
Je peins le crépuscule avec le sang du sort,
D'un ancien stylet perdu dans la blessure.

Les ombres s'agrandissent vers minuit,
Tout au tour, on sent les murs de froideur,
Les clochers du temps sonnent en lourd bruit,
La mort n'est qu'une glace, à regarder les peurs.

Sur la table ronde de la pierre pérenne de l'art,
Les doigts de Graal sont des chemins d'épines sur les envies,
Le monde est un désert au carrefour de nulle part,
Et le labyrinthe de la vie a une seule sortie...

J'embrasse, dernière fois, la trace de ton pas,
Avec la chaleur d'un dernier sourit,
Pour aimer à toujours ce saint moment qui va
Apporter la sentence éternelle de l'oubli...

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