Violinne

La nuit


La nuit, cette vieille dame fatiguée,
Ouvre les boutons de ses vêtements,
Laisse tomber sa robe et déshabillée,
S'assied sur son fauteuil de vagues serments.

En commençant le rituel des torches,
En long cortège, des milliers d’étoiles
S’allument dans la cérémonie qu'écorche
Le cri d'un seul hibou, qui dissout le noir voile.

Dans le silence qui pèse le lointain,
Sur des vastes plages des carrefours en balourd,
Quand toute l’immensité s’endort, en vain,
Les pas de mes pensées tombent, plus en plus, lourds.

Parmi les ombres qui m'envahissent, tristes vestales,
Dans cette maison des forts cris de secoure,
Je mesure le vaste noir qui s’installe
Entre moi et toute chose qui m’entoure…

La nuit
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