Violinne

Mélancolie


À tout pas, des amours banals et vicieux,
Crient ennuyant de leur colère,
La Grande Ourse grogne sur les cieux,
Moi seule, j’hésite entre les hémisphères…

Les arbres qui m’abritent se penchent, couverts de neige,
Mon chemin de fume serpente un peu vers l’Ouest,
Puis retourne, comme un bizarre manège,
Dans ce perdu, universel inceste.

Les fleurs sont fades en formes et en couleurs,
Et les esprits rebelles, aventureux, perdus,
Mon corps d’argile a mal de toute erreur,
Ce que j’ai eu, et je n’ai jamais eu.

Mon plus fidèle ami est mon ancienne douleur,
Je n’en veux rien de plus, je sais que quelques vers
De mes rêves maladroits, aussi tout comme mon cœur,
Se promènent, éternels, sur les rues d’univers.

Parmi tout, guerre, amour, haine et ce tourbillon
De désespoir et des rêves d'autres temps,
Je me demande parfois, tout comme François Villon,
Où se sont envolés, les neiges d’antan…

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